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 Un radiesthésiste parle par Raymond Réant

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Mélie
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MessageSujet: Un radiesthésiste parle par Raymond Réant   Mer 12 Mar - 17:04

« Seuls les grands hommes ou les simples au cœur pur peuvent être portés aux plus hauts sommets de la vie mentale et spirituelle. C’est une faculté étrange que de saisir la réalité sans l’aide du raisonnement. »
Dr Alexis CARREL

.
Depuis les temps les plus reculés, les hommes se sont intéressés aux phénomènes paranormaux. Autrefois, les sentiments religieux étaient plus généralisés que de nos jours et permettaient d’accepter plus facilement ce genre de connaissance. L’éducation n’opposait pas de barrages à de telles conceptions. Il est bien regrettable d’avoir perdu une grande partie de ce savoir. Les conditions de vie actuelles se montrent défavorables à l’exercice des pouvoirs paranormaux. La science rationaliste les nie. Et pourtant, ils intéressent directement notre société actuelle.

Il ne s’agit pas là, comme le pensent un grand nombre d’adversaires, de connaissances tributaires de zones inférieures de la conscience, mais au contraire, d’une forme d’intelligence supérieure dont les anciens savaient tirer parti. Depuis des temps immémoriaux, ils avaient accumulé une somme de connaissances que certaines traditions ont perpétuées jusqu’à nous.

Aujourd’hui, bien que formés par la science rationaliste, les parapsychologues (psychotroniciens) s’attaquent à tous les phénomènes que la science officielle a rejetés. Malgré les critiques diverses — et les calomnies — qui proviennent des milieux les plus divers, les parapsychologues ne se découragent pas. Mais ils exigent une meilleure information du public, afin qu’il ne les confonde pas avec des sorciers, des médiums ou des faibles d’esprit.

Il est compréhensible que les rationalistes éprouvent quelque difficulté à accepter les phénomènes psychiques en tant que manifestations de « l’âme ». Personnellement, je ne vois pas très bien comment l’on pourrait l’étudier scientifiquement. En fait, une telle affirmation est ambiguë. C’est pourquoi actuellement un grand nombre d’hommes de science conscients de cette contradiction s’efforcent de comprendre les possibilités paranormales en faisant abstraction de leurs connaissances acquises dans les milieux universitaires traditionnels.
La radiesthésie, que je pratique personnellement depuis des années, offre un beau terrain d’expérience à ces chercheurs formés par la science officielle, mais qui ont su s’affranchir de ses préjugés et de ses aveuglements.



A LA RECHERCHE D’UNE PERSONNE DISPARUE

« Radiesthésie : du latin radius, rayon, et du grec aisthesis, sensation ; faculté de percevoir les radiations. »
Art que possèdent certains sensitifs, en s’aidant d’une baguette de sourcier, ou d’un pendule, de trouver des filons de minerais, des nappes d’eau ou cours d’eau souterrain, des personnes, animaux, ou objets perdus, ou de localiser les maladies, etc.
La radiesthésie peut être exercée sur place, mais également sur une carte ou sur un croquis. Dans les deux derniers cas, elle prend le nom de Téléradiesthésie.

La radiesthésie permet aussi de détecter les radiations émises par les êtres vivants et les objets. Elle entre dans le cadre de la perception extrasensorielle, et rend, dans ses applications pratiques, d’incontestables services. Personnellement, je l’utilise pour déterminer la situation géographique probable, de personnes, d’animaux ou d’objets recherchés.

La détection radiesthésique n’est pas une chose facile. Il ne faut surtout pas croire qu’il suffit de saisir un pendule entre le pouce et l’index, en attendant le mouvement giratoire qui doit déterminer la réponse à une question posée, pour obtenir un résultat positif. Cela est bien plus compliqué. La radiesthésie nécessite une technique opératoire très variable, selon les études ou recherches à entreprendre.
De plus, les résultats peuvent être assez capricieux, surtout lorsqu’il s’agit de téléradiesthésies sur cartes. Cependant, il s’avère que des résultats très précis ont pu être obtenus en se servant de cartes, à l’aide d’un pendule.
Voici à titre d’exemple l’étude suivante. Une jeune femme me rend visite et me demande de bien vouloir l’aider. Son mari venait, subitement, et sans raison apparente de quitter le domicile conjugal, à la suite d’un traumatisme nerveux.

Sur ma demande, la jeune femme me remet un vêtement porté par le disparu, ainsi qu’une photographie, pour identification. Je demande à cette jeune personne de me laisser son numéro d’appel téléphonique, et de retourner à son domicile.
Dix heures plus tard, je téléphone à ma consultante, pour lui annoncer que son mari s’était rendu en voiture automobile, dans une ville normande. Je le voyais même dans une maison rurale (type normand), dont je lui dépeins, à l’aide de clairvoyance, l’environnement et l’intérieur. Deux personnes âgées se trouvaient près de lui.

Ma correspondante, stupéfaite, me répond : « Votre description correspond exactement à ses grands parents, et à leur maison. De plus, ils habitent précisément au lieu que vous m’indiquez… Je vais me rendre de suite chez eux, je vous remercie infiniment ». … Le lendemain matin, la jeune femme me rappelle pour me dire qu’elle a retrouvé son mari chez ses grands parents. Tout est exact, même le trajet suivi par le fugueur pour se rendre à destination.
Les réussites de ce genre sont nombreuses, mais il se produit aussi, malheureusement des erreurs, qui sont de l’ordre d’environ vingt pour cent.

Ce qu’il y a de curieux dans ces erreurs, c’est qu’elles peuvent être totales, c’est-à-dire qu’aucune donnée ne semble correspondre.
Ces vingt pour cent d’erreurs restent assez troublantes, et font l’objet d’études approfondies.
Les premiers résultats de ces recherches ont donné les résultats suivants :
10 % d’erreurs dues à des émissions de pensées, produites par la personne recherchée, et captées par télépathie. Certains faits très précis ont été prouvés.

5 % d’erreurs provenant de perceptions extrasensorielles concernant le passé ou le futur.
5 % de causes encore inconnues.
Si un pendulisant travaille sur une carte ou sur un plan, sa pensée se transporte instantanément sur les lieux réels, correspondant à la carte ou au plan. Suivant les dispositions requises par l’opérateur, ou les conditions dans lesquelles il travaille, les impressions perçues donnent des informations précises, ou erronées.
Reprenons la recherche d’une personne disparue.



CONSEILS PRATIQUES D’UN RADIESTHESISTE

Il faut se procurer d’abord les éléments suivants :

1° Un objet ayant été en contact avec le disparu.
2° Une photographie du disparu.
3° Un pendule de radiesthésiste.
4° Une carte détaillée, qui sera déterminée après l’étude générale exécutée sur une carte du monde.

Voici ensuite comment je procède :
Je me lave soigneusement les mains, afin de me débarrasser le plus possible des « contacts » étrangers. Puis je place dans ma main gauche l’objet, qui sert à prendre contact avec la personne recherchée sur laquelle je fixe ma pensée, en regardant la photographie. Ensuite, je « balaie » de la main droite la surface de la carte du monde, jusqu’au moment où se produit à l’extrémité de mes doigts une petite secousse due à une contraction musculaire, ce qui détermine la zone dans laquelle je dois orienter les recherches…
D’abord le continent, ensuite le pays. J’opère alors sur une carte plus détaillée, puis sur une carte d’état-major. Lors de cette dernière phase, la méthode d’exploration devient très minutieuse. Il faut par conséquent prendre énormément de précautions, et en particulier se servir de préférence d’une carte n’ayant jamais été utilisée.

La fixation de la pensée sur un point quelconque d’une carte perturbe considérablement la recherche radiesthésique. C’est pourquoi, lorsqu’on s’est déjà servi d’une carte, les points sur lesquels l’attention de l’observateur s’est fixée produisent un phénomène de rémanence (persistance d’émanations d’un corps, dans un lieu où il n’est plus). Quand le radiesthésiste « balaie » à nouveau cette carte, il arrive fréquemment que les rémanences soient confondues et considérées comme offrant un centre d’intérêt.
Les rémanences peuvent être neutralisées en partie en passant lentement une main, côté paume, à quelques centimètres au-dessus de la carte. On fait un mouvement de va-et-vient sur toute la surface de cette carte.

L’opération de dépistage par téléradiesthésie, sur une carte d’état-major, s’effectue de la façon suivante.
Placez l’objet ayant appartenu à la personne recherchée à la droite de la carte d’état-major. Mettre la photographie à côté de l’objet. Puis posez-vous la question : « Où se trouve la personne recherchée ? » De la main gauche, déplacez lentement une règle graduée sur la surface de la carte, tandis que votre main droite tient un pendule au-dessus de l’objet. En regardant de temps à autre la photographie du sujet, attendez que le pendule accuse une inversion giratoire. A ce moment précis, immobilisez la règle graduée, puis recommencez la même opération en faisant glisser une pointe métallique ou n’importe quel instrument permettant un pointage. Et partant d’une extrémité de la règle graduée, déplacez doucement la pointe métallique le long de cette règle, jusqu’à ce que le pendule change son mouvement de rotation, marquant ainsi sur la carte le point probable où se trouve la personne faisant l’objet de la recherche.



UNE EXPÉRIENCE DE RADIESTHÉSIE AU XVIIe SIÈCLE

« En 1692 (suivant l’œuvre intitulée « Histoire critique superstitieuse ». Par le R.P. Pierre et Le Brun, Prêtre de L’Oratoire, seconde édition augmentée, tome troisième, à Paris, édité chez la Veuve Delaulne, rue Saint-Jacques à l’Empereur, en MDCCXXXII, avec approbation du Roi), la radiesthésie était déjà utilisée pour la recherche des criminels. Je vous cite ici le cas du célèbre radiesthésiste, Jacques Aymar, né le 8 septembre 1662, à Saint-Vernan en Dauphiné.

« Le 5 juillet 1692, vers les dix heures du soir, un vendeur de vin et sa femme, furent égorgés à Lyon dans une cave, et leur argent fut volé dans une boutique qui leur servait de chambre. Cela se fit avec tant de secret, qu’on ne pût ni découvrir, ni soupçonner les auteurs du crime. Un voisin touché de cette mort, ou poussé par le désir d’éprouver le talent d’un riche paysan de sa connaissance, qui se mêlait de suivre à la piste les larrons et les meurtriers, l’attira par une lettre en cette ville, et le mena chez Monsieur le procureur du roi, à qui ce villageois promit d’aller sur les pas des coupables et les rencontrer, pourvu qu’il commençât par descendre dans cette cave pour y prendre son impression. Et, avec une baguette fourchue, Monsieur le Lieutenant Criminel et Monsieur le procureur du Roi l’envoyèrent dans cette cave. Il fut ému, son pouls s’éleva comme dans une grosse fièvre, et la baguette qu’il tenait en ses mains, de la même façon qu’il la tient lorsqu’il cherche les sources, tourna rapidement dans les deux endroits où l’on avait trouvé les cadavres du mari et de la femme. Après quoi, guidé par sa baguette, ou par un sentiment intérieur, il suivit les rues où les assassins avaient passé, entra dans la cour de l’Archevêché, sortit de la ville par le pont du Rhône et prit le chemin à droite, le long de ce fleuve.

« Trois personnes qui l’escortaient furent témoins qu’il s’apercevait quelquefois de trois complices, quelquefois il n’en comptait que deux. Mais il fut éclairci de leur nombre en arrivant à la maison du jardinier, où il soutint fermement qu’ils avaient entouré une table, vers laquelle sa baguette tournait, et que de trois bouteilles, qu’il y avait dans la chambre, ils en avaient touché une sur laquelle la baguette tournait aussi.

« Deux enfants de neuf ou dix ans, qui le niaient par peur d’être punis d’avoir tenu la porte ouverte contre la défense de leur père, avouèrent, que trois hommes, qu’ils dépeignirent, s’étaient glissés dans la maison, où ils avaient bu le vin de la bouteille que le paysan indiquait. Après cet aveu, l’on fut au bord du Rhône à demi-lieu plus bas que le pont, et leurs traces imprimées dans le sable sur le rivage, montrèrent visiblement qu’ils s’étaient embarqués.

« Ils furent exactement suivis par eau, et le paysan fit conduire son bateau dans les routes, et sous une arche du pont de Vienne, où l’on ne passe jamais. Ce qui fit juger qu’ils n’avaient point de batelier, puis qu’ils s’écartaient du bon chemin sur la rivière.

« Durant ce voyage, le villageois faisait aborder tous les ports où les assassins avaient pris terre, allait droit à leurs gites, et reconnaissait, au grand étonnement des hôtes et des spectateurs, les lits où ils avaient couché, les tables où ils avaient mangé, les pots qu’ils avaient maniés. On arrive au camp de Sablon, le paysan se sent plus ému, il est persuadé qu’il voit les meurtriers, et pourtant, n’ose faire agir sa baguette pour s’en convaincre, car il craint que les soldats ne se jettent sur lui. Frappé de cette peur, il s’en retourne à Lyon.
On le renvoie au camp dans un bateau avec des lettres de recommandations. Les criminels en sont partis avant son retour. Il les poursuit jusqu’à Beaucaire, et sur la route, il visite toujours leurs logis, marque sans cesse la table et les lits qu’ils ont occupés, les pots qu’ils ont touchés pour boire. Lorsqu’il fut à Beaucaire, et qu’il les cherchait dans les rues, il s’arrêta devant la porte d’une prison et dit positivement qu’il y en avait un là dedans.
On ouvrit, on lui présenta douze ou quinze prisonniers parmi lesquels un bossu, qu’on y avait enfermé depuis une heure pour un petit larcin, fut celui que la baguette désigna pour un des complices. On chassa les autres. Le paysan découvrit qu’ils avaient pris un sentier aboutissant au chemin de Nîmes, et le bossu fut conduit ici.

« Au commencement, il nia d’avoir eu la moindre connaissance ni de ce forfait, ni des coupables, et même d’avoir jamais été à Lyon. Cependant, à Bagnols, soit qu’il fût confondu par les hôtes, qui lui soutinrent qu’il avait logé chez eux en descendant par le Rhône, avec deux personnes tels qu’on dépeignait les complices par leurs habits, dont les enfants du jardinier avaient rendu compte, il révéla que deux Provençaux l’avaient engagé à tremper dans cette action, comme s’il eût été leur valet, sans qu’il eût pourtant, ni tué, ni volé, car c’étaient eux à ce qu’il disait, qui avaient fait le massacre et enlevé l’argent, dont ils ne lui avaient donné que six écus et demi. Ce qu’il y eut de remarquable le long du chemin, fut que le villageois ne pouvait aller derrière le bossu sans des maux de cœur : il fallait qu’il marchât loin devant lui pour les éviter. Et ce qui mérite aussi d’être observé, c’est qu’il ne saurait se placer dans les endroits où quelque meurtre a été commis, sans prendre envie de vomir, sans suer, sans souffrir une espèce d’accès de fièvre. Il n’est pas ainsi tourmenté quand il cherche des sources, ou qu’il suit des meurtriers sur une rivière.

« Le bossu, dans le premier interrogatoire, subi, dès qu’il fut à Lyon, ne fit pas difficulté de raconter que le jour du meurtre, deux hommes qui parlaient Provençal, furent menés à la boutique d’un marchand dans laquelle ils achetèrent ou dérobèrent deux serpes à bûcheron ; que sur les dix heures du soir tous les trois ensembles furent chez ces pauvres gens, sous prétexte d’emplir une grosse bouteille couverte de paille dont ils étaient munis ; que ses deux compagnons descendirent sans lui dans la cave avec le vendeur et la vendeuse de vin ; que là, ils les tuèrent à coup de serpes et remontèrent dans la boutique, ouvrirent un coffre, volèrent cent trente écus, huit Louis d’or et une ceinture d’argent. Il avoua même qu’ils se réfugièrent promptement dans une grande cour, sortirent de Lyon le lendemain par la porte du Rhône, burent à la maison du jardinier en présence de deux enfants, détachèrent un bateau du rivage, furent au camp de Sablon, et puis à Beaucaire. Il ajouta que sur la route, ils logèrent dans les mêmes cabarets où le paysan l’avait fait repasser au retour, et reconnaître par les hôtes. Cette confession débrouilla les circonstances du crime.

« En effet dans la boutique qui servait de chambre, on avait trouvé une serpe à bûcheron neuve et sanglante, avec une grosse bouteille presque pleine, et ces deux instruments ont donné lieu à plusieurs expériences. Sitôt que le bruit de la prise du bossu se répandit, on résonna sur cette affaire dans toute la Province, chacun selon ses notions, ses préjugés, sa passion, ses intérêts, ou le degré de sa science. La plupart publiaient obstinément que l’homme à la baguette était sorcier, et ne faisait ces prodiges qu’en vertu d’un pacte du moins implicite. Quelques-uns attribuaient son talent au signe de la Vierge ; et d’autres, voulant parler pour ne rien dire, avaient recours aux qualités occultes ou à son étoile.
« Un philosophe plus hardi, Monsieur l’Abbé de la Garde, opta pour la nature, et débita dans les conversations, une espèce de système, ou une hypothèse qui expliquait d’une manière plus sensible, les différentes merveilles que le villageois opérait.

« Il avait construit son hypothèse pour la satisfaction de Monsieur le Lieutenant Criminel et de Monsieur le Procureur du Roi. Sur les révélations des faits, sans jamais avoir vu le paysan, et leur avoir prédit par des conséquences tirées de ses principes, que ceux qui excellent à chercher les sources, devaient avoir le même don : ce qui ferait à l’avenir un rempart contre les larrons et contre les homicides. On l’a invité depuis à voir les expériences ; et la première fois qu’il fut appelé, ce villageois, devant des personnes distinguées, et en sa présence, parcourut la cave, marqua par les mouvements de sa baguette les deux endroits où le vendeur de vin et sa femme étaient tombés en mourant, fut abondamment mouillé de sueur, eut le pouls élevé, demeura plus d’une heure en cet état. Un homme de mérite qui trouve des sources, était à la cave, et prit la baguette, qui tourna sur les mêmes places. Il sentit d’abord un grand mal de cœur dont il se remit en un moment, et fut conduit au cabinet de Monsieur le Procureur du Roi, où la serpe sanglante et d’autres de même grandeur et du même ouvrier y furent rangées à demi-aulne de distance l’une de l’autre. Le sorcier posa le pied sur chacune successivement, et la baguette ne tourna que sur la sanglante, etc. »

Cette expérience est remarquable… Par la suite, dit-on, Aymard répéta ses travaux avec des échecs et les experts prétendirent que dans la première affaire il avait bénéficié d’une dénonciation.
Il s’agissait là d’une expérience de radiesthésie, dite « sur le terrain ».
Dans le prochain numéro de PSI, Raymond Réant poursuivra ses confidences en nous parlant de ses expériences de radiesthésie directe sur le terrain.

Les facultés paranormales de Raymond Réant se sont révélées dès l’âge de 5 ans. Maintenant bien connu dans le monde de la parapsychologie pour la diversité de ses expériences métapsychiques, effectuées sous contrôle scientifique, Raymond Réant poursuit des recherches approfondies, avec un groupe pluridisciplinaire de chercheurs décidé à « lever le voile » qui enveloppe encore certains « mystères » du cerveau humain.

Les résultats de ses travaux ont été consignés dans l’ouvrage : Pouvoirs étranges d’un clairvoyant. Il prétend que chaque individualité humaine possède, à l’état éveillé ou à l’état latent, toutes les facultés psychiques observées chez les sensitifs (médiums) les plus doués connus dans le passé et à l’époque contemporaine.

Un radiesthésiste parle : la radiesthésie directe par Raymond Réant
(Revue Psi International. No 3. Janvier-Février 1978)
Raymond Réant, dans le numéro 2 de PSI, a commencé à nous confier ses souvenirs de radiesthésiste. Après avoir donné des conseils pratiques pour retrouver sur carte d’état-major une personne disparue, il nous a rappelé l’anecdote historique d’une expérience de radiesthésie au XVIIe siècle.



Selon mes expériences personnelles, l’émotivité que produit un échec perturbe considérablement un sensitif. Une sorte de crainte s’empare du sujet créant le doute qui annihile ses facultés pendant un temps plus ou moins long. On s’aperçoit que les résultats obtenus se dégradent avec une rapidité déconcertante, si le sujet ne prend pas soin de s’accorder un peu de repos. C’est pour cela que même un très bon radiesthésiste peut subitement être privé de ses moyens, durant une période plus ou moins longue.

Je faisais allusion précédemment à la téléradiesthésie. J’aborderai à présent les méthodes de la radiesthésie directe. Parmi les nombreuses techniques usitées, je ne parlerai que de celles que j’utilise et dont je connais les possibilités. A vrai dire, je n’opère que très rarement sur le terrain, et mes résultats sont donc assez limités.

Prenons le cas d’une recherche archéologique : pour commencer, je me rends sur le terrain que j’ai choisi grâce à une étude préliminaire, effectuée par clairvoyance sur un prélèvement de ce terrain, ou, par projection mentale du lieu. Il s’agit ici d’une détection sur place de silex taillés.

Après m’être promené quelques instants, je visualise [1] le plus clairement possible, diverses formes de silex taillés. Tout en conservant cette image mentale et en tenant de la main droite, entre le pouce et l’index, un pendule de radiesthésiste, j’étends mon avant-bras gauche, droit devant moi, les doigts de la main bien écartés. Puis je pivote lentement sur moi-même, jusqu’à ce que le pendule adopte un mouvement positif. J’obtiens alors la direction à prendre, et avance à pas lents dans le sens indiqué, jusqu’à ce que le pendule prenne à nouveau un mouvement positif, ce qui détermine l’endroit susceptible de satisfaire l’objet de ma recherche. Il ne me reste plus qu’à vérifier, si, effectivement, il se trouve des silex taillés en cet endroit.

En procédant de la sorte, j’ai pu obtenir des résultats très intéressants, dépassant largement les effets du hasard.

C’est ainsi qu’au cours d’une journée ensoleillée, accompagné de ma femme et de ma petite fille, je me rends sur un terrain bouleversé par les bulldozers en vue de l’exploitation d’une carrière. Cette expérience présentait pour moi un double intérêt, car, quelques années auparavant, une voyance exécutée sur une roche provenant de ce lieu m’avait fait entrevoir des personnages de l’âge de pierre, travaillant des silex sur un emplacement bien déterminé de ce terrain. Une abondante végétation empêchait alors toute fouille dans cette colline de Seine-et-Marne. Les indications données par le pendule nous conduisirent en cet endroit, qui correspondait approximativement à ce que j’avais perçu par clairvoyance, bien que l’état du lieu et de son voisinage eût été modifié par les travaux des carriers.

Nous eûmes l’agréable satisfaction de trouver trente-trois silex taillés, que nous pûmes, en quelques heures, séparer d’un magma glaiseux dans lequel ils étaient agglutinés.

J’avais entendu dire qu’un saurien fossile géant avait été mis à jour, un peu plus loin dans cette même carrière. Nous pûmes trouver, par la même méthode radiesthésique, une superbe empreinte représentant une tête d’oiseau, certainement de grande taille.

Les radiesthésistes les plus habiles savent combien les résultats d’une recherche sont inconstants, malgré toutes les précautions d’usage.

Bien souvent des erreurs découlent de la difficulté de distinguer entre une perception dite « paranormale » et une impression subjective, les deux utilisant la même voie. En effet, lorsqu’un radiesthésiste étudie un problème, il peut inconsciemment capter, par voie télépathique, les propres pensées, intuitions ou sentiments de son consultant. Cette interférence peut constituer une source d’erreur.
On parle aussi des effets de « rémanences ».

Evidemment, ce phénomène peut permettre de justifier une erreur en radiesthésie. Personnellement, malgré mes incontestables réussites, j’ai pu constater que la radiesthésie, plus que toutes autres sciences, est sujette à erreur, sans pour cela me retrancher obligatoirement derrière cette possibilité de rémanence.

Cependant, le phénomène de rémanence n’est pas une fable. Si certains pendulisants n’en sont pas affectés, ou pensent ne pas l’être, les sensitifs [2], en règle générale, ne sont pas du même avis. Lorsqu’en touchant un objet, ils racontent le passé d’une personne absente ayant été en contact avec l’objet en question, ce phénomène peut jouer. Ce qui voudrait dire qu’un sensitif serait plus sujet à erreur, dans le domaine de la radiesthésie, qu’un pendulisant « non sensitif » ? Cela me parait ambigu. Mais tout est possible.

Je parle de pendulisant « non sensitif », car un grand nombre de radiesthésistes ne veulent pas être considérés, comme entrant dans la catégorie des sensitifs.


[1] Visualiser : c’est se représenter en soi, en son psychisme, une image désirée. Ne pas confondre avec : visionner, qui résulte d’une mise en condition de réceptivité psychique, permettant de voir en soi certains évènements passés, présents ou futurs.
[2] Les sensitifs sont des sujets qui produisent des phénomènes dits « paranormaux » tels que, clairvoyance, télépathie, télékinésie, psychopathotactie (terme que j’utilise pour remplacer « psychométrie », qui ne correspond pas à l’usage que l’on en fait en parapsychologie).
http://www.revue3emillenaire.com/blog/un-radiesthesiste-parle-par-raymond-reant/
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Un radiesthésiste parle par Raymond Réant
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