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 “Les enfants volés d'Angleterre”

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Mélie
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MessageSujet: “Les enfants volés d'Angleterre”   Mer 16 Nov - 13:26

Diffusée en prime-time sur France 5 ce 15 novembre, cette enquête bouleversante met au jour une réalité britannique impensable : le retrait arbitraire d’enfants à leur parents pour répondre aux quotas d’adoption fixés par l’Etat. Edifiant.

Le documentaire s'ouvre sur une scène à peine croyable. Filmée sur un ferry en partance pour la Normandie, Bethany, 22 ans, enceinte, fuit l'Angleterre pour avoir une chance d'élever son premier enfant. 
Parce qu'elle a été fragilisée, six ans auparavant, par le suicide de sa sœur aînée, les services sociaux britanniques ont menacé de lui retirer son bébé à la naissance pour « probabilité de maltraitance » future. 
On se croirait dans un épisode de la glaçante série Black Mirror
Pourtant, Bethany est loin d'être un cas isolé. 
Les réalisateurs Stéphanie Thomas et Pierre Chassagnieux ont aussi suivi Colin et Claire, un jeune couple défavorisé qui perçoit l'aide sociale et affronte la maladie de Claire, épileptique. 
Lors d'une échographie, au cinquième mois de grossesse, elle est signalée par son médecin aux services sociaux, et reçoit leur conclusion quelques semaines plus tard. 
Le couple représenterait un risque de « maltraitance émotionnelle » et de « négligences » pour leur futur enfant… 
La caméra suit avec tact les six mois d'angoisse qui mèneront au verdict de la justice : leur bébé leur sera-t-il définitivement retiré et adopté ?

« Pendant nos deux années de travail préparatoire, nous nous sommes heurtés à l'incrédulité de nos proches et aux regards interdits des chaînes, qui pensaient que c'était impossible », commente Eric Colomer, producteur du documentaire. 
Tout découle du Children act, une loi adoptée en 1989 par Margaret Thatcher, qui donne la possibilité aux services sociaux de retirer leur(s) enfant(s) à des couples soupçonnés de maltraitance ou de maltraitance future. Ces décisions touchent aussi bien des familles établies, dont les enfants semblent présenter des signes de maltraitance psychologique, physique ou émotionnelle, que des couples en attente d'enfant, qui « risqueraient » d'être de mauvais parents car trop pauvres, trop malades, trop fragiles… 
Pour traiter de cette politique impensable, « il nous fallait un principe de narration qui rende les faits irréfutables, explique Eric Colomer. 
Nous avons choisi de suivre des hommes et des femmes qui n'ont jamais eu d'enfants, qui n'ont jamais pu être maltraitants, et qu'on décrète pourtant par avance incapables d'être parents. 
Beaucoup de nos interlocuteurs dans les chaînes souhaitaient que nous ne suivions que des familles à qui on enlevait des enfants en temps réel. 
Nous étions persuadés que cela ne permettait pas de documenter la réalité de la justice : sans recul, sans enquête, nous pouvions nous-mêmes avoir un doute, ne pas être sûrs qu'il y avait injustice. 
Il fallait donc aussi des histoires au passé, qui prouvent de manière incontestable l'innocence de parents à qui on a enlevé les enfants. »

Citation :
“Le soupçon étant inscrit dans la loi, il suffit : pourquoi faudrait-il avancer des preuves ?”,  Eric Colomer, producteur

C'est le cas de Nicky et Mark Webster, dont les trois enfants leur ont été retirés après qu'ils ont été jugés coupables des fractures découvertes sur leur fils cadet, emmené à l'hôpital pour tout autre chose. 
La culpabilité des Webster prononcée, les trois enfants ont aussitôt été déclarés adoptables. 
De manière irrévocable, puisqu'en Angleterre, c'est le régime de l'adoption plénière qui s'applique, rompant tout lien entre un enfant et ses parents biologiques. 
Les Webster ont réussi à prouver par eux-mêmes, après plusieurs années de lutte, que la fracture était en réalité due au scorbut. 
Ils ont été innocentés, mais ne récupéreront jamais leur progéniture. « Les parents victimes de ces retraits ont interdiction de voir leurs enfants, ou de prononcer leur prénom. 
Ils ne peuvent créer aucun lien, ce qui empêche tout processus psychologique de construction de l'histoire de ces enfants… au nom de leur protection », commente Pierre Chassagnieux. 
Au fil de l'enquête, les réalisateurs ont découvert que les réseaux sociaux anglais fourmillent de parents et d'enfants qui essaient de se retrouver. 
« Le problème, c'est que même quand l'enfant atteint la majorité, le dossier reste secret. 
Ces enfants n'ont jamais accès à leur histoire. 
Elle est effacée », ajoute Eric Colomer.
Comment l'Etat anglais en est-il arrivé là ? 
Stéphanie Thomas et Pierre Chassagnieux ont enquêté pendant de longs mois sur les ressorts et les effets dévastateurs de cette politique délirante, en s'appuyant sur les témoignages de Maggie Mellon, travailleuse sociale à la retraite, John Hemming, ancien député et élu local, ou encore Ian Josephs, un ex-élu du Kent qui a fondé depuis le sud de la France un réseau de solidarité pour les familles. 
« Il y a un avant et un après Thatcher, analyse Pierre Chassagnieux. 
Elle voulait façonner l'Angleterre à son image : quelqu'un de fort, qui a réussi tout seul. 
Un pays où les pauvres qui ne s'en sortent pas sont des traîne-savates, qui ne méritent pas qu'on les aide ». 
Derrière le Children act, se lit l'hypothèse que faire adopter des enfants précaires par une famille plus aisée va résorber la pauvreté. 
« C'est une forme d'eugénisme social », conclut Stéphanie Thomas. Une politique qui entérine l'idée fataliste qu'un enfant né au sein d'un foyer pauvre ne pourra pas s'en sortir. 
Qui exclut, aussi, toute idée de seconde chance. 
« Le cas de Claire et Colin illustre la différence entre les approches sociales française et anglaise, juge Eric Colomer. 
Si Claire tombait enceinte en France, les services sociaux se diraient qu'il faut soutenir cette famille, qu'elle est fragile, et l'accompagnerait. 
Les services sociaux anglais se disent « Oula ! elle est enceinte celle-là ? »

La méfiance envers les plus démunis se combine à une exigence de rentabilité insensée, qui met les services publics anglais sous une folle pression. 
En 2000, les travaillistes ont imposé des quotas d'adoption aux autorités locales chargées de la protection de l'enfance. 
L'Etat sanctionne depuis 2008 le budget de celles qui ne les remplissent pas. 
« Au départ, rappelle Eric Colomer, le système ne prévoyait pas le placement en familles d'accueil ou en foyers, mais l'adoption des enfants retirés à leurs parents. 
Mais les Anglais n'y arrivent plus, tant les cas sont nombreux. Les placements provisoires coûtent 2,8 milliards d'euros par an à l'Etat. 
La priorité est de faire adopter tous ces enfants en attente, qui lui coûtent une fortune. » 
Tandis que le retrait et l'adoption plénière sont encouragés, la justice ne dispose que de vingt-six semaines pour enquêter et se prononcer sur la culpabilité des parents. 
Le tout sans aucune obligation de contre-expertise… 
« Le soupçon étant inscrit dans la loi, il suffit : pourquoi faudrait-il avancer des preuves ? », souligne Eric Colomer. 
Des cas d'erreurs judiciaires, les réalisateurs en ont des dizaines en tête. 
« La justice produit des injustices, commente Pierre Chassagnieux. 
Cela équivaut à dire qu'elle est moins puissante que les services sociaux. 
Qu'elle leur est asservie, alors qu'elle devrait se placer au-dessus ».


Difficile en conséquence de jauger la maltraitance réelle en Angleterre. 
« Il n'y a pas de statistiques. Les autorités n'ont aucun intérêt à en produire. 
Ce que nous pouvons observer, c'est qu'à populations et niveaux de vie comparables, il y a quasiment dix fois moins d'enfants à adopter en France qu'en Angleterre… », constate Eric Colomer. 
Tous les Anglais ne sont pas conscients des implications et des conséquences du Children act. 
« Dans les médias britanniques, il y a bien quelques reportages, mais ils montrent toujours la même chose. 
Des gens en fuite, des enfants arrachés à leurs parents, une approche très “tabloïds”, sans démontage du système », commente Stéphanie Thomas. 
Les journalistes anglais sont, comme les parents, soumis au « gag order », l'interdiction d'évoquer ces affaires dans le détail, sous peine d'emprisonnement. 
Impossible donc d'enquêter sur des cas individuels. 
« Les parents à qui on a enlevé l'enfant injustement, brutalement, sombrent parfois dans des dépressions redoutables, soupire Stéphanie Thomas. 
Il y a régulièrement des cas de suicides. 
Beaucoup n'ont pas les moyens de payer un bon avocat et une expertise pour prouver eux-mêmes leur innocence. 
Mais personne ne se rebelle pour autant, il n'y a pas de débat public là-dessus ». 
« Il y a des lanceurs d'alerte, des porte-voix comme John Hemming et Ian Josephs, mais pas de mouvement associatif ou politique digne de ce nom qui dénonce ce système inique. L'idéologie ultralibérale thatchérienne a tellement imprégné le cerveau des Anglais, que personne ne songe, hormis Ken Loach et quelques autres, à le remettre en question », abonde Pierre Chassagnieux.


Source

Reportage ( reste 6 jours pour visionner)
ici
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MessageSujet: Re: “Les enfants volés d'Angleterre”   Jeu 17 Nov - 22:38

C'est épouvantable. Un mauvais film de science-fiction... mais bien réel !
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Mélie
Administrateur
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MessageSujet: Re: “Les enfants volés d'Angleterre”   Ven 18 Nov - 14:59

Oui cela m'a retourné et révolté ! C'est abominable de voir cela et cela ne se sait pas ! Comment est-ce possible d'en un pays soit disant ouvert et développé ? 
Et après cela comment est-il encore possible d'avoir la foi dans ce monde ? 
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Brindille
Petit causeur
Petit causeur



MessageSujet: Re: “Les enfants volés d'Angleterre”   Jeu 2 Mar - 3:11

Bonjour Melie,

Ce n'est pas en ce monde qu'il faut avoir Foi mais en Christ, en Jésus, le Roi des Rois , le Seigneur des Seigneurs!

Ce monde est totalement corromput, pervers, horrible et..foutu.

Nous arrivons à la fin, le jugement dernier, l'avenement de Jésus-Christ qui manifestera sa gloire en ses Elus et le reste du monde...plouf, terminé

Beaucoup d'appelés, mais peu d'Elus..
Tournez vous vers Le Seigneur Jésus, reconnaissez-le Souverain en toutes choses et sur nous tous.

Nous n'avons aucun libre-choix, seul Dieu, Jésus-Christ est maitre de nos vies.

La soi-disante spiritualité nous a menée en perdition....

"Sortez de ce monde, mon peuple! "....

Bisous Melie et Marc et d'autres de l'ancien temps...Bisous a Heilen même si elle n'est plus en ce forum...


Allelouilla!

...Le temps arrive.....



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MessageSujet: Re: “Les enfants volés d'Angleterre”   

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